
BKV
Notre programme le plus avancé, SPK004, un anticorps monoclonal, cible l'infection par le polyomavirus BK (« BKPyV ») chez les receveurs de greffes rénales.
Besoin médical


Le polyomavirus BK est présent chez plus de 80 % de la population générale et est généralement asymptomatique, sa réplication étant efficacement contrôlée par le système immunitaire. Cependant, chez les patients immunodéprimés ayant bénéficié d'une transplantation rénale, le BKPyV peut se réactiver, entraînant une néphropathie associée au virus BK (BKVAN), qui augmente significativement le risque d'insuffisance rénale, de perte du greffon et de réduction de la survie du patient.
La réactivation du BKPyV représente donc un besoin médical majeur non satisfait en transplantation rénale, car il n'existe actuellement aucun traitement curatif ni vaccin. La seule intervention clinique disponible consiste à réduire le traitement immunosuppresseur. Bien que cette approche puisse limiter partiellement la réplication virale, elle augmente considérablement le risque de rejet aigu du greffon. De plus, son efficacité antivirale est souvent sous-optimale en raison de la lenteur de la récupération de la fonction immunitaire. Par conséquent, les patients peuvent être exposés de façon prolongée à des charges virales élevées, ce qui est fortement associé à des lésions rénales progressives et à une probabilité accrue d'échec ou de perte du greffon.
L’infection par le BKPyV chez les patients transplantés rénaux représente un besoin médical important non satisfait. À l’échelle mondiale, plus de 110 000 transplantations rénales sont réalisées chaque année. Parmi ces patients, environ 20 à 30 % présentent une réactivation du BKPyV au cours de la première année suivant la transplantation, malgré un traitement immunosuppresseur visant à prévenir le rejet de greffe.
En l'absence de contrôle adéquat, la réactivation du BKPyV peut évoluer vers une néphropathie associée au virus BK (BKVAN), l'une des principales causes de dysfonctionnement et de perte du greffon chez les patients transplantés rénaux. De plus, une réplication précoce du BKV après la transplantation augmente le risque de rejet aigu tardif, tandis qu'une réplication prolongée accroît le risque de carcinome urothélial chez ces mêmes patients. Une infection persistante par le BKV est également associée à la cystite hémorragique chez les patients ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques. L'infection par le BKV et les maladies qui y sont associées constituent donc un problème médical croissant, car il n'existe actuellement aucun traitement antiviral spécifique du BKV et le nombre de patients transplantés ne cesse d'augmenter.

Mécanisme d'action
Notre principal actif, le SPK004, est un anticorps monoclonal exclusif ciblant la protéine de surface du polyomavirus BK (BKPyV), ce qui entraîne la neutralisation et l'élimination directes des particules virales.
Le BKPyV est un membre de la famille des Polyomaviridae et est également connu sous le nom de polyomavirus humain 1.
La capside du BKPyV est composée de pentamères d'une seule protéine, VP1, qui est la seule partie du virus exposée à sa surface. Le SPK004 se lie à VP1 et bloque la fixation du virus à ses cellules cibles dans l'organisme, assurant ainsi une fonctionnalité élevée et une barrière efficace contre la résistance virale.



SPK004
Le SPK004 possède un ensemble de caractéristiques distinctives qui confortent son positionnement comme candidat thérapeutique de premier plan. Les études précliniques démontrent que le SPK004 est un anticorps monoclonal très puissant, actif contre tous les principaux génotypes du BKPyV (I, II, III et IV). Surtout, le SPK004 conserve son activité antivirale contre les mutations d'échappement viral les plus fréquentes qui apparaissent lors de la réactivation du BKPyV.
De plus, le SPK004 a été conçu de manière rationnelle pour améliorer sa persistance in vivo, permettant ainsi une administration moins fréquente (par exemple, trimestrielle) tout en maintenant des concentrations d'anticorps élevées et soutenues au site de l'infection, notamment dans le rein. Ce profil devrait améliorer le confort du patient, assurer une suppression virale continue et favoriser une efficacité clinique durable.